Organisée pour la première fois en 1973, la Foire commerciale d’automne trouve son origine dans la foire d’automne, le marché annuel. La tradition de ce marché annuel remonte au Moyen Age. A la suite du concile de Bâle, l’empereur Frédéric III octroya le 11 juillet 1471, au Reichstag de Regensburg, à la ville de Bâle – représentée par le maire Hans von Bärenfels qui avait spécialement fait le voyage – le privilège d’organiser chaque année deux grandes foires commerciales, une avant la Pentecôte et une en automne avant la Saint-Martin. Tandis que la foire de printemps n’eut qu’une existence éphémère, la foire d’automne s’est maintenue sans interruption jusqu’à nos jours. Cela en fait la plus vieille foire de Suisse et aussi la plus grande entre Stuttgart et Milan.
A l’origine, la foire commençait à la Sainte-Sabine (27 octobre), le jour précédant la fête des apôtres Simon et Judas Thaddée. Elle était annoncée par le secrétaire de la ville au marché aux grains devant la mairie et son ouverture puis sa fermeture étaient sonnées par deux cloches suspendues dans la tour de l’église Saint-Martin.
Depuis la fin des années 1920, la foire d’automne commence toujours le dernier samedi d’octobre. Son ouverture est sonnée à midi pile par la cloche de la foire située dans la tour Saint-Martin. On remet à cet effet au sonneur désigné (autrefois c’était en général le sacristain, aujourd’hui des particuliers volontaires) une paire de gants à titre de salaire. Cette coutume fut introduite au 20e siècle par les Monuments historiques de Bâle en référence à la pratique autrefois répandue de la rémunération des services en nature. En guise de preuve de la remise, le sonneur montre le gant gauche au peuple rassemblé sur la place de l’église depuis la fenêtre de la tour Saint-Martin. Il ne reçoit le gant droit qu’après avoir sonné la fin de la foire.